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Ewa

… tandis que Pauline Calmès est nommée directrice de la communication du groupe SNCF

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Pauline Calmès va remplacer Stéphanie Rismont à la direction de la communication du groupe SNCF, selon une information dévoilée par l’Informé. Le nom de la directrice générale adjointe chargée des relations extérieures et de la communication de France Travail a été proposé par le cabinet Egon Zehnder à Jean Castex qui l’a retenu. Pauline Calmès est une ancienne d’En Marche qui a été cheffe du service de presse de l’Elysée.

Ewa

Tempête Goretti : le dispositif « Stop circulation » a fait de nouveau ses preuves

Des agents de SNCF Réseau interviennent après la tempête Goretti, début janvier 2026

Le trafic ferroviaire, qui avait été arrêté préventivement le 8 janvier dans de nombreuses régions à l’approche de la tempête Goretti, est reparti partout deux jours après. A deux exceptions près : la branche Corbeil-Melun du RER D, où des travaux caténaires se sont poursuivis tout le week-end, et l’accès à Cherbourg, qui a rouvert dans la matinée du 11 janvier mais qui, quelques heures après, a dû de nouveau être fermé après le déraillement d’un train de marchandises, nécessitant des travaux de relevage et de réparation probablement longs.

Dix régions auront été touchées au total par la tempête, avec un millier d’incidents recensés sur le réseau ferré : arbres, branches d’arbres et objets divers sur les voies, notamment une serre, des bâches, des tôles et une piscine gonflable en Normandie, région la plus touchée avec près de 400 incidents recensés.

Pour traiter les incidents et relancer les circulations, un millier d’agents de SNCF Réseau et d’entreprises prestataires ont été mobilisés. Et surtout environ 300 trains de reconnaissance ont été envoyés en ligne vendredi pour inspecter les voies avant leur réouverture au service voyageurs, avec à leur bord des agents des infrapôles souvent équipés de tronçonneuses.

Par ailleurs, pour éviter que des trains ne se retrouvent coincés en pleine voie durant la tempête,  la procédure « Stop circulation » a été actionnée par anticipation par SNCF Réseau en accord avec les transporteurs. « Aucun train avec voyageurs à bord n’a été bloqué en ligne, alors que de très nombreux trains de reconnaissance ont stoppés sur leur parcours, parfois pour de longues heures. Nous avons donc bien fait. Cette mesure rationnelle et efficace est aujourd’hui bien comprise par les autorités organisatrices des transports  » a commenté le 9 janvier un porte-parole de SNCF Réseau. Les temps où des présidents de région râlaient en affirmant que la SNCF en fait trop sont en train d’être dépassés. Reste encore à convaincre des associations d’usagers, dont l’association francilienne Plus de trains, qui a critiqué, lors de ce dernier épisode de tempête, le manque d’anticipation de Réseau pour entretenir les abords des voies (ou les faire entretenir par les riverains).

 

Ewa

Inauguration de la gare de Martres-Tolosane en Occitanie

Carole Delga, la présidente de l’Occitanie a inauguré le 13 décembre la ré-ouverture de la gare de Martres-Tolosane. Cette gare a été rachetée en 2020 par la région, quelque temps après sa vente en 2018 par la SNCF à un particulier. Elle a été entièrement rénovée et agrandie pour un montant de 2 millions d’euros comprenant la création d’un pôle multimodal. C’est la troisième gare ainsi rénovée par l’Occitanie après celle de Figeac en 2023 et celle de Luchon en avril 2025.

Ewa

Le plan Grand Froid de SNCF Réseau

Agents SNCF Réseau intervenant sur un réseau enneigé en janvier 2026

La neige qui s’est abattue depuis lundi sur une partie du pays a perturbé le transport ferroviaire dans quelques départements, du fait de dérangements d’aiguilles et d’appareils de voie bloqués, notamment en Ile-de-France. En général, tous les trains peuvent circuler avec quelques centimètres de neige. Mais en cas d’intempéries plus importantes, des TGV peuvent voir leur vitesse abaisser lorsqu’il y a trop de neige sur les voies, afin d’éviter que des blocs de glace, accumulés sous les rames, ne se détachent et endommagent d’autres trains lorsqu’ils se croisent.

Dans ce cas, SNCF Réseau active son plan Grand Froid, prévoyant la mobilisation renforcée de ses agents et leur intervention dès qu’il y a des signalements. Des circulations ont ainsi dû être interrompues dans le secteur de Saintes en Charente-Maritime. La reprise était envisagée dès le 8 janvier, en fonction de l’évolution des conditions climatiques. Des trains de reconnaissance devaient circuler aujourd’hui avec des bucherons à bord, pour reconnaître la ligne et vérifier qu’il n’y a pas d’obstacles sur les voies.

Le plan Grand Froid prévoit aussi des inspections plus fréquentes des ouvrages sensibles, des opérations de dégivrage ou encore l’activation des réchauffeurs d’aiguilles pour éviter le gel. Par ailleurs, les rails sont régulièrement  contrôlés soit par des trains spéciaux, soit par des agents dotés d’appareils portatifs. Des tournées de déglaçage sont également organisées dans certains tunnels pour éviter des stalactites.

Les agents peuvent aussi participer manuellement au déneigement et au dégivrage des aiguillages ou des passages à niveau ou des quais. Ils sont aidés par une quarantaine de trains chasse neige pré-positionnés dans des zones à risques.  Enfin, le givre sur les caténaires, qui empêche un bon captage du courant, fait aussi l’objet d’une attention toute particulière. Il est retiré, soit mécaniquement par des trains racleurs, soit par des locomotives racleuses équipées de pantographes spéciaux avec des bandes d’archet cuivre-acier. Au nombre de 25, elles sont positionnées en Ile-de-France, Bourgogne, Alpes, Centre-Val-de-Loire, Limousin, Aquitaine-Poitou-Charentes et Midi-Pyrénées.

Ewa

Le groupe SNCF lance un Observatoire de la transformation

Siège de la SNCF, Saint-Denis

Les habitudes ont la vie dure : Sud Rail et la CGT Cheminots ont déposé un préavis de grève pour la journée du 13 janvier, date du rendez-vous des NAO avec la direction. Avec l’objectif de faire pression avant les négociations salariales qui devraient se baser sur l’inflation attendue cette année : entre +1,1 et +1,3 %, indique la direction du groupe SNCF. En attendant, les organisations syndicales de l’entreprise devraient toutes avoir été reçues en bilatérales cette semaine.

Selon la direction du groupe, le nouveau PDG, Jean Castex, souhaite s’inscrire dans la continuité de la politique sociale initiée par son prédécesseur Jean-Pierre Farandou : maintenir un dialogue social fort tout en tenant compte des contraintes économique. Le tout dans un contexte de profondes transformations pour l’entreprise avec l’ouverture croissante à la concurrence dans les TER et les TGV.

Dans cette perspective, le groupe va mettre en place, en ce début d’année, un Observatoire de la transformation « pour conduire de façon plus apaisée les transformations« . Cet observatoire, paritaire, associera les organisations syndicales et fera appel à des experts extérieurs. Il permettra de réaliser des benchmarks, de mieux comprendre les évolutions en cours dans le domaine du travail (télétravail, attentes des salariés, place de l’IA…) et éventuellement de s’en inspirer pour l’entreprise.

Ewa

Matthieu Chabanel prend la présidence de Fer de France

Matthieu Chabanel

Matthieu Chabanel a été élu, en décembre, à la présidence de Fer de France pour un mandat de trois ans. Il succède à Jean-Pierre Farandou, ancien PDG du groupe SNCF, et portera la voix de la filière ferroviaire.

Diplômé de l’École polytechnique et de l’École nationale des ponts et chaussées, Matthieu Chabanel a rejoint en avril 2012 Réseau Ferré de France. Il est devenu en octobre 2022 PDG de SNCF Réseau.

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Un prototype du train léger Draisy devrait commencer ses essais début 2026

Train Draisy à Strasbourg

Lohr a lancé la fabrication du premier prototype Draisy qui sortira début 2026. Ce train léger, long de 14 mètres de long et pouvant embarquer 80 passagers (et doté de 30 places assises) roulera grâce à des batteries puisque 85 % des petites lignes ne sont pas électrifiées. Il aura une centaine de kilomètres d’autonomie.

Il est prévu qu’il fasse en mars 2026 des essais à Velim (République tchèque), en étant tracté par une locomotive. « Le but est de tester le confort passagers qui devra être similaire à celui d’un TER alors qu’il roulera sur des lignes vieillissantes. C’est une première brique pour valider le comportement dynamique de la rame », explique-t-on côté Lohr.

Un prototype partira également faire des essais sur une ligne d’expérimentation fermée depuis 2018 entre Sarralbe et Kalhausen en Moselle.

Jusqu’à présent, le développement de ce train a nécessité un investissement de 13 millions, dont 2,7 millions ont été apportés par l’Etat, le reste par Lohr. Quand viendra la phase d’industrialisation, il faudra trouver de nouveau 13 millions d’euros.

L’exploitation commerciale est espérée à partir de 2028. Si des régions l’achètent. Pour l’heure, l’Occitanie a demandé à SNCF Voyageurs et à SNCF Réseau une étude sur l’éventualité de faire rouler ce train sur la ligne Carcassonne-Limoux.

Ewa

Trenitalia cherche à accélérer en France et au Royaume-Uni

Trenitalia

Le groupe ferroviaire italien FS (Ferrovie dello Statto) a annoncé fin décembre avoir conclu un partenariat stratégique avec la société d’investissements Certares pour renforcer son développement sur le marché ferroviaire européen de la grande vitesse. « L’accord prévoit la création d’une coentreprise et comprend un investissement dans Trenitalia France visant à accélérer sa croissance et à consolider sa présence en France, au Royaume-Uni et sur les marchés transfrontaliers« , précise le groupe dans un communiqué diffusé le 29 décembre. L’entreprise compte notamment consolider ses positions en France en augmentant ses fréquences sur les lignes existantes : elle propose 28 circulations quotidiennes sur Paris–Lyon. Et projette également de lancer des trains entre Paris et Londres d’ici à 2029 et de développer de nouveaux services transfrontaliers.

Dans ce but, elle envisage de renforcer sa flotte de trains en la portant à au moins 19 rames et de créer un nouveau site de maintenance près de Paris. A la clé, un investissement d’un milliard d’euros en France et au Royaume-Uni.

L’alliance avec Certares doit permettre à Trenitalia de bénéficier de sa puissance de feu dans la distribution de voyages à travers ses investissements dans American Express Global Business Travel (incluant CWT, Ovation et Egencia), Marietton Développement (incluant Havas Voyages et Selectour), Voyageurs du Monde (incluant Original Travel) et Internova Travel Group (incluant Barrhead Travel). « Dans le cadre du partenariat, Certares facilitera la mise en place d’accords commerciaux axés sur la distribution des produits entre Trenitalia France et les sociétés de son portefeuille« , indique le groupe FS qui a lancé un plan stratégique courant sur la période 2025–2029 pour accélérer sa croissance en dehors de l’Italie grâce à des collaborations avec des partenaires financiers et industriels.

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Ewa

Les prix du TGV augmenteront de 1% en moyenne cette année

Des circulations vont être suprimées, notamment sur les liaisons Lyon - Valence, Lyon - Nice, Paris - Grenoble, ou encore Paris - Chambéry - Annecy.

SNCF Voyageurs annonce une hausse moyenne de 1 % des prix des TGV Inoui et Ouigo à partir d’aujourd’hui. Soit un niveau inférieur à l’inflation pour la quatrième année consécutive (inflation prévue à +1,3% en 2026), précise la compagnie dans un communiqué .

Selon elle, plus de 50 millions de billets de TGV Inoui et Ouigo seront vendus à moins de 30 euros en 2026, tandis qu’un billet « loisir » sur deux devrait être acheté à moins de 45€. Le prix des cartes Avantage, Liberté et des abonnements Max Loisir reste inchangé.

Ewa

Pourquoi Artois Mobilités fait le choix de la gratuité pour ses transports publics à partir de janvier

Tadao gratuite1.© Artois Moilites

 

Le syndicat mixte Artois Mobilités et autorité organisatrice des transports (7e réseau français) a annoncé le 3 novembre que les déplacements en transports publics deviendraient gratuits sur le réseau Tadao à partir du 1er janvier prochain. Opéré par délégation de service public par Transdev Artois-Gohelle jusqu’en 2029, ce réseau couvre  trois territoires sur 999 km2 : Lens-Liévin, Hénin-Carvin  et Béthune-Bruay, Soit 150 communes desservies et 17 millions de voyageurs transportés en 2024.

Un objectif de hausse de la fréquentation des transports publics

Objectif affiché : la réduction de l’automobile sur le territoire alors que la dernière enquête des ménages (EMC2) de 2023 montre que 66.5 % des déplacements se font actuellement en voiture sur le territoire. Artois Mobilités vise une hausse de la fréquentation des transports publics de 15 % dès 2026, puis de 30 % début 2027 par rapport à la fréquentation 2024.

Le manque à gagner sera finalement faible car les recettes de la billetterie ne représentent que 6,4 millions d’euros annuels. Soit  « une très faible partie du budget de fonctionnement qui s’élève à environ 100 millions d’euros », rappelle Artois Mobilités. Le passage à la gratuité « ne constitue pas une marche infranchissable », en déduit l’autorité organisatrice, en rappelant que « la caractéristique commune aux collectivités ayant choisi la gratuité est que les recettes de la billettique couvraient moins de 15 % des coûts de fonctionnement ». Elles représentent 6,4 % côté Artois Mobilités.

Un coût de dix millions

Le coût de la gratuité atteint dix millions d’euros au total. Il ne se limite pas aux seules pertes de recettes. Il couvre aussi l’acquisition de bus supplémentaires ainsi qu’un nouveau système de comptage, celui d’Acorel, puisque la collectivité ne pourra plus s’appuyer sur les données de billettique. S’y ajoutent 1,1 million de fiscalité supplémentaire et 2,5 millions pour le renforcement de l’offre sur le réseau. « Ces frais de fonctionnement seront supportés par les trois agglomérations membres d’Artois Mobilités au travers de leurs contributions forfaitaires annuelles », précise l’autorité organisatrice. Leurs contributions vont passer de 18 millions à 28 millions (9,6 millions pour CALL, 6,8 millions pour la CAHC et 11,5 millions pour la CABBLALR). soit 16 euros par an et par habitant.

Il n’était en effet plus possible de solliciter davantage les entreprises via le versement mobilité (VM) car son taux a déjà été relevé à 1,8 % en 2019, lors de l’installation du BHNS (9 lignes et 150 km au total), soit le taux maximum autorisé. En 2024, le VM a rapporté 75,2 millions.