La Renfe se réoriente vers le Portugal
Faute de pouvoir aujourd’hui percer en France, l’opérateur espagnol Renfe et le constructeur Talgo se rabattent sur le Portugal, pays qui s’équipe pour la grande vitesse ferroviaire.
Renfe vient d’engager les démarches pour homologuer ses trains sur le réseau portugais. Le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente, a souligné, mi août que « les trains des séries 106 et 107 de Talgo sont des modèles compatibles avec le contexte portugais qui est doté du même écartement ibérique que l’Espagne ». Et de préciser qu’il s’agit là d’un virage dans le plan d’internationalisation de Renfe dont l’objectif était de poursuivre son expansion de France, où elle est seulement présente dans sa partie sud.
Le Portugal est à la veille d’avoir un réseau à grande vitesse, notamment entre Porto et Lisbonne : « C’est un territoire où nous travaillerons plus facilement . Nos deux pays ont le même objectif d’être reliés par ce lien ferroviaire alors que, en ce qui concerne la France, les pressions de l’Europe pour qu’elle développe ses connexions avec l’Espagne ont eu peu de résultats », » ajoute Oscar Puente. .
Cette nouvelle orientation ne peut que réjouir le constructeur Talgo, d’autant que sa direction désormais installée au Pays basque a conclu un accord afin d’étaler son amende de 116 millions d’euros pour les retards dans la livraison de ses trains de grande capacité 106. Pour le ministre des Transports espagnol, « ce n’est pas possible que la production, la livraison et la certification d’un train tournent autour de six ans. Viendra un moment où, si l’industrie n’est pas capable de fabriquer avec des prix et des délais raisonnables, arriveront les Chinois. C’est l’affaire de l’Europe de prendre des mesures pour éviter ce qui s’est passé avec l’industrie automobile ».
Publié le 10/07/2026 - Sylvie Andreau
Publié le 09/06/2026 - Sylvie Andreau
Publié le 09/06/2026 - Sylvie Andreau