Le projet de LGV Sud Ouest remobilise les opposants
Près de 1000 personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées et ont formé une chaîne humaine, le 4 juillet au sud de Bernos-Beaulac (Gironde), pour dire non au projet de ligne à grande vitesse entre Bordeaux, Toulouse et Dax. Les opposants, dont des élus locaux, ont dénoncé les ravages que fera subir ce projet notamment à la vallée du Ciron, au sud de Bordeaux, qualifiant cette vallée « d’Arche de Noé de la buiodiversité« . Ils dénoncent « de l’argent foutu en l’air pour gagner un peu de temps » et demandent, alors que « les caisses sont vides », des moyens pour « améliorer les trains du quotidien ».
Le projet, évalué à une quinzaine de milliards d’euros, a été déclaré début mai « irréversible« par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui a réaffirmé la participation financière de l’Etat. Il prévoit de relier Toulouse à Paris via Bordeaux en 3h10 en 2032, puis Bordeaux à Dax en 20 minutes de moins en 2034, avant une extension vers l’Espagne.
L’autorisation environnementale, délivrée en février par les préfets des départements concernés, va permettre de lancer, en octobre, des sondages géotechniques et des diagnostics.
Publié le 09/06/2026 - Sylvie Andreau
Publié le 09/06/2026 - Sylvie Andreau