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Après la rencontre avec le Premier ministre, la grève à la SNCF continue

© DR

La rencontre organisée le 7 mai par le Premier ministre ne changera pas le cours du conflit engagé depuis le 3 avril par les cheminots opposés à la réforme ferroviaire. Edouard Philippe n’a en effet fait aucune annonce permettant d’esquisser une sortie de crise, mais a au contraire rappelé que le gouvernement ne reviendrait pas sur trois grandes décisions validées “à une très large majorité” par l’Assemblée nationale : l’ouverture à la concurrence, la fin du recrutement au statut à partir du 1er janvier 2020 et le changement du statut de l’entreprise à la même date.

Attendu sur la dette, il s’est borné à confirmer que “l’Etat prendrait ses responsabilités“. Mon objectif, a-t-il dit, “est que la reprise de dette permette au groupe public d’être à l’équilibre économique à la fin du quinquennat : à partir de 2022, la SNCF ne doit plus perdre d’argent chaque année“.

Le Premier ministre a toutefois reconnu que l’Etat devrait “sans doute aller plus loin pour financer notamment des travaux de modernisation et de signalisation qui conditionnent la qualité du service et la régularité des trains“. Mais sans en préciser le montant. Et il a invité les organisations syndicales à proposer encore des amendements en indiquant qu’il les recevrait de nouveau vers le 24 ou le 25 mai.

L’Unsa, première organisation syndicale à être reçue par Edouard Philippe, a indiqué par la voix de Luc Bérille, son secrétaire général, que le Premier ministre avait annoncé de « nouvelles discussions » sur la réforme fin mai à Matignon, à peu près au moment où le Sénat débutera l’examen du texte législatif (le 23 mai). Mais a-t-il regretté, il n’a pas donné de « garanties suffisamment précises » sur la suite.

« Pour nous la grève continue », a lancé de son côté Laurent Brun, de la CGT-Cheminots, à l’issue de son entretien. « On ressort motivés pour continuer, puisque le Premier ministre n’a pas dit autre chose que ce qu’il avait dit avant qu’on rentre », a résumé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

« Toutes les réponses qui nous sont soumises ne sont pas de nature à arrêter la grève », a renchéri Erik Meyer pour SUD-Rail qui demande « un autre pacte ferroviaire ». Selon lui, « on aurait tendance à penser que le gouvernement joue le pourrissement ».

Quant à la CFDT, par la voix de Didier Aubert, son secrétaire général (voir entretien ci-après), elle affirme vouloir poursuivre la grève, mais elle se veut “pragmatique” : elle continuera à travailler pour obtenir un cadre social des cheminots de haut niveau, et a annoncé qu’elle déposerait « une quarantaine d’amendements » en vue de l’examen du projet au Sénat.

A l’appel de SUD-Rail, qui prône une mobilisation plus large, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à proximité de Matignon, pour « soutenir les collègues reçus par le Premier ministre » et montrer « la motivation » des cheminots, avant de faire irruption dans la gare Montparnasse et d’en être repoussés par des CRS, dans un climat tendu. Ils se sont ensuite déplacés à la gare de l’Est, avant de rejoindre la gare du Nord où ils ont été à chaque fois dispersés par les CRS. Cet après-midi, une intersyndicale doit se réunir pour discuter de la rencontre avec le Premier ministre et de la position à tenir.

M.-H. P.

ENTREPRISES, PROJETS ET RéGIONS COncernés

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