Le constructeur Stadler a annoncé, le 9 avril, la commande de quatre trains supplémentaires à crémaillère, modèle Polaris de la part des Chemins de fer du Gornergrat en Suisse. Le montant de la commande s’élève à environ 32 millions d’euros. Les Chemins de fer du Gornergrat avaient déjà commandé cinq trains à crémaillère en 2019 et une voiture supplémentaire en 2024, qui doivent être livrés début avril.
Les cinq trains de la nouvelle commande, qui circuleront aussi entre Zermatt et le Gornergrat, sont équipés d’une transmission à crémaillère qui leur permet de gravir des pentes jusqu’à 200 ‰. Leur design intérieur et extérieur est signé par le studio italien Pininfarina. Ils sont notamment dotés de fenêtres panoramiques afin d’admirer les Alpes valaisannes sur cette ligne ferroviaire parmi les plus spectaculaires du pays.
Le matériel sera fabriqué dans l’usine Stadler de Bussnang en Suisse. Sa livraison est prévue automne 2028 pour une mise en service hiver 2029.
L’armée a besoin des transporteurs et logisticiens civils, ferroviaires et routiers, publics et privés. C’est le message du général Feola, commandant du Centre du soutien des opérations et des acheminements (Cesoa). Il s’est exprimé au cours d’une conférence intitulée « Supply Chain : comment opérer dans une crise permanente » qui s’est déroulée le 2 avril au SITL.
« Pour nous projeter immédiatement sur la zone de menace d’un conflit, nous avons nos propres moyens patrimoniaux. Nous savons le faire en quelques heures. Mais si le conflit doit durer, nous aurons besoin de faire appel aux entreprises de transport, pour acheminer le matériel, les vivres, les munitions », explique le général Feola.
En cas de conflit, la réquisition est toujours possible. « Mais nous avons conscience que c’est préjudiciable à l’économie », ajoute le lieutenant-colonel Yann. Le principe de la réquisition c’est « l’Etat prend et dit je vous paierai quand je pourrai ». Un système légal mais qui risque de mettre en difficulté de nombreuses entreprises, surtout si leur trésorerie est fragile. « Or nous avons absolument besoin que l’économie du transport tienne le coup en cas de conflit ». Le ministère des Armées veut donc anticiper un éventuel conflit et définir le cadre selon lequel il ferait appel aux entreprises du secteur. « Il faut étudier, par exemple, des dérogations à la loi qui impose 2 % de biocarburant dans le diesel, des aménagements au transport de matières dangereuses pour les munitions, se poser la question des pauses dans les journées de conduite, etc. Il ne s’agit pas de s’affranchir de toutes les règles, mais nous parlons d’une hypothèse où la nation est engagée dans un conflit. Il y aurait de toute façon des répercussions sur toute la société. »
Dans cet objectif, le Cesoa devait tirer les enseignements de l’exercice Excalibur 2026 (Exercice de coordination avec les industriels de la BISD pour les urgences), organisé du 16 au 19 février dernier, qui devait mettre à l’épreuve les marchés d’acheminement externalisés et renforcer la coordination avec les acteurs des transports aérien, maritime, ferroviaire et routier. Un compte-rendu devait être présenté en mai.
Alstom a annoncé le 7 avril avoir obtenu une prolongation de cinq ans de son contrat d’exploitation et de maintenance du système de transport automatisé Innovia (APM) de l’aéroport d’Atlanta aux États-Unis. Ce système de navette, surnommé “Plane Train“, a été installé par Alstom en 1980. Il circule dans un tunnel de 4,5 km de long qui relie tous les halls et les terminaux de l’aéroport le plus fréquenté du monde.
Le contrat, d’un montant d’environ 140 millions d’euros, porte sur l’exploitation, l’alimentation électrique, la maintenance du matériel, de la voie, des tunnels, des quais et des autres installations.
Siemens Mobility a annoncé le 27 mars avoir été sélectionné au Mexique, en groupement avec Sonda Mexico, par l’Autorité nationale ferroviaire et de transport public ATTRAPI pour fournir et installer le système de signalisation ETCS de niveau 1 sur le corridor Mexico – Querétaro – Irapuato. Le montant du contrat s’élève à environ 185 millions d’euros sur quatre ans.
Siemens Mobility concevra et installera les équipements de sol ETCS de niveau 1 le long de la voie, un centre de contrôle opérationnel (OCC) et des systèmes de contrôle de supervision et d’acquisition de données (SCADA) destinés à la surveillance des infrastructures.
L’entreprise installera aussi, pour la première fois en Amérique latine, son logiciel de planification des horaires TPS. plan, développé par sa filiale HaCon. Le système utilise une modélisation microscopique des infrastructures pour générer des horaires sans conflit et optimiser la répartition de la capacité des voies.
Long de plus de 300 km et desservant 11 gares, le corridor Mexico – Querétaro – Irapuato relie la capitale aux États d’Hidalgo, de Querétaro et de Guanajuato, y compris la région du Bajío.
La direction régionale de SNCF Réseau dans les Hauts-de-France a signé fin mars, un protocole d’accord concernant l’entretien des abords de voies ferrées avec la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) et l’Office français de la Biodiversité. L’initiative élargit à l’échelle régionale une démarche similaire menée l’année dernière dans le département de l’Oise.
SNCF Réseau gère, dans les Hauts-de-France, 10 000 hectares de terrain qui doit être entretenu et resté nu de toute végétation pour permettre l’accès des agents. À côté de cette piste, il y a une bande de terrain de 2 à 3 mètres de large sur laquelle une végétation rase est acceptée. Au-delà, on peut trouver une végétation plus haute, y compris des arbres.
SNCF Réseau intervient régulièrement pour contenir la végétation afin d’éviter que des branches ne tombent sur les voies et la caténaire. C’est ce programme d’intervention qui est partagé annuellement avec la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) et l’Office français de la Biodiversité.
Cette collaboration avec des spécialistes locaux de la nature permet, par exemple, d’éviter des travaux de coupe au moment de la nidification de certaines espèces oiseaux, ou de protéger les végétaux rares qui pourraient se trouver à proximité de la voie ferrée. Le protocole prévoit aussi que les agents qui interviennent sur les chantiers d’entretien soient sensibilisés aux questions de biodiversité et de respect de la nature.
Nouveau baptême de tunnelier sur les chantiers du Grand Paris Express. La Société des grands projets (SGP) a donné le nom de Tiphaine au deuxième tunnelier de la ligne 15 Ouest sud (de Sèvres à Courbevoie), sur le chantier du puits Île-de-Monsieur, dans la commune de Sèvres. Tiphaine est le prénom de la responsable Prévention tunnel au sein du groupement IntenCités15, en charge des travaux.
Le montage du tunnelier a commencé en décembre 2025 au fond du puits. Bien que le diamètre de l’ouvrage (30 mètres seulement) ne permette pas d’installer les 130 mètres du tunnelier dans sa configuration classique de travail, Tiphaine va pouvoir entamer le percement « dans quelques semaines », avec seulement ses deux premiers éléments de tête. Le reste de l’engin nécessaire à un fonctionnement optimal sera ajouté au fur et à mesure du percement, lorsque la place sera disponible.
L’objectif de ce tunnelier est de creuser 5,1 km de tunnel depuis ce puits à Sèvres, vers la future gare Rueil – Suresnes Mont-Valérien, dans la ZAC Arsenal à Rueil-Malmaison. Il devrait l’atteindre en 2028, à raison de 15 mètres par jour en moyenne. « Un peu moins lorsqu’il traversera la couche de roche calcaire, celle qui a servi à construire des édifices haussmanniens de Paris. Mais il devrait progresser plus facilement dans les couches plus tendres », explique Julie Saubebelle, d’IntenCités15, le groupement d’entreprises mené par Vinci constructions Grands Projets.
Rappelons que le groupement a remporté, en juillet 2023, le contrat de conception-réalisation du marché 1 (“sud“) de la 15 Ouest, l’équivalent des trois cinquièmes de la ligne. Il comprend 13,3 km de tunnel, entre les gares Pont de Sèvres et l’ouvrage Boulevard de la Paix, à Courbevoie, la réalisation de cinq nouvelles gares (Saint-Cloud, Rueil – Suresnes Mont-Valérien, Nanterre La Boule, Nanterre La Folie et La Défense) et de 16 ouvrages de service.
Un précédent tunnelier, Yandé, a commencé le percement de la ligne, le 17 décembre 2025. Descendu dans un ouvrage près la gare de Nanterre-La Folie, il va creuser 4,3 km de tunnel vers Courbevoie jusqu’au 2e trimestre de 2027. Puis il sera démonté et transporté à son point de départ Nanterre, pour repartir cette fois vers Rueil. Il creusera 3,9 km de ligne entre le troisième trimestre 2027 et le quatrième trimestre 2028.
Le creusement des tunnels ne s’effectue pas de façon linéaire et progressive, mais par tronçons, parfois dans des sens opposés. L’objectif est de travailler avec plusieurs tunneliers en même temps afin de limiter le temps d’exécution.
La ligne 15 Ouest devrait entrer en service fin 2031.
Sous l’avenue Foch à Paris, les engins de chantiers transforment une grande partie du parking souterrain, propriété de la Ville de Paris, en centre logistique du dernier kilomètre. Les travaux, lancés il y a tout juste un an, se termineront « fin 2026 », ont assuré en mars, lors d’une visite de chantier, Indigo, gestionnaire du parking, et la société immobilière Corsalis, qui portent le projet. L’investissement s’élève à 30 millions d’euros. Avec son accès direct au périphérique, le futur centre logistique, baptisé L’Arsenal, est idéalement placé pour desservir les arrondissements de l’ouest de Paris. Il acceptera les camions de 3,5 à 19 tonnes, au quatrième sous-sol. C’est là qu’ils déchargeront leur marchandise sur les sept quais prévus. Le fret sera remonté au premier sous-sol, grâce à quatre monte-charges offrant un débit de 240 palettes à l’heure (4 palettes de 2 tonnes, chacun). Puis la marchandise rejoindra les différentes aires louées par les transporteurs pour préparer les colis avant de les confier aux livreurs du dernier kilomètre, en triporteurs électriques ou en véhicules bas carbone.
Le changement d’affectation des lieux va considérablement réduire le nombre de places de parking. Il faut en effet créer des rampes d’accès adapté aux poids lourds, à la place des traditionnelles rampes hélicoïdales. Il faut également gagner en hauteur pour permettre aux camions de circuler. Les 2 m prévus à l’origine par étage n’auraient pas suffi.
Au total, ce sont 1 000 places qui seront supprimées sur les 2 000 disponibles avant le projet. « Dans ce quartier, la demande est en baisse, même si elle reste forte dans nos autres parkings parisiens », précise Xavier Heulin, directeur général adjoint d’Indigo. Le site conservera donc 1 000 places publiques, mais aussi la préfourrière et le centre de tir de la Préfecture de police de Paris. Et, au niveau 4, une aire de remisage pour les autocars de tourisme sera créée selon un accord avec la Ville de Paris.
L’Institut supérieur du transport et de la logistique internationale (ISTELI), école supérieure du groupe AFTRAL, a lancé le 9 avril une nouvelle formation Bac+5 de Manager des opérations en transports de voyageurs (MOPTV). Elle formera, pendant deux ans les futurs cadres du transport de voyageurs, en alternance : trois semaines en entreprise une semaine au campus de l’Isteli à Paris ou stage obligatoire de six mois répartis sur les deux années.
Ce diplôme vise à répondre aux besoins du secteur en cadres ayant des compétences managériales et technologiques. Les futurs diplômés auront suivi quatre blocs de compétence autour des mobilités durables et de la transition énergétique (décarbonation de la flotte, digitalisation, gestion des recharges), du pilotage financier et de la supervision de contrats (financement des projets, politique tarifaire), des relations avec les AOM (risques contractuels en cas de non-respect, situations de crise, qualité de service, relation avec les usagers).
La création de ce cursus, reconnu par l’Etat, s’inscrit dans le programme Transformeurs piloté par l’Union des Transports Publics et Ferroviaires (UTPF) qui vise à renforcer l’attractivité des métiers du transport. Lauréat de France 2030, le projet rassemble 29 acteurs, dont la FNTV, les opérateurs de transport public urbain et entreprises ferroviaires, OPCO Mobilités, France Travail, des établissements scolaires et des organismes de formation et des collectivités territoriales.
La première promotion, déjà complète, commencera en septembre prochain.
Le constructeur CAF a annoncé le 30 mars avoir vendu de 30 trains de banlieue à la compagnie ferroviaire nationale serbe JSC Srbija Voz qui gère à la fois la longue distance, l’international et les réseaux de banlieue des principales villes du pays. Le contrat qui s’élève à plus de 300 millions d’euros comprend l’entretien complet des rames pendant deux ans.
Les trente rames seront destinées à renouveler le matériel du réseau suburbain BG Voz à Belgrade composé de quatre lignes principales et trois lignes complémentaires, desservant 35 stations. S’appuyant sur la plate-forme Civity de CAF, les automotrices électriques seront composées de trois voitures avec une capacité de 546 places dont 204 assises.
La collision d’un TGV avec un poids-lourd, le 7 avril à un passage à niveau sur la commune de Bully-les-Mines, au cours qui a provoqué la mort d’un conducteur du train, a également causé d’importants dégâts sur les voies. Dans la nuit qui a suivi le drame, les équipes ont d’abord préparé les opérations de relevage de la rame. Les agents ont aussi déposé la caténaire afin de permettre le travail des grues. Le lendemain, les équipes sont parvenues à désolidariser la motrice des voitures. Des moyens de traction ont été acheminés sur place pour les évacuer. Quant à la motrice, elle a été relevée à l’aide d’une grue ferroviaire Kirow, acheminée depuis Dijon. Longue de 14 mètres et pesant 108 tonnes, elle est capable de soulever jusqu’à 150 tonnes et d’effectuer une rotation à 360 degrés.
Dans le même temps, SNCF Réseau a coordonné, avec l’Armée, le retrait de l’engin militaire de franchissement et de sa remorque restés au droit du passage à niveau. L’ensemble représentait environ 45 tonnes.
Une fois la motrice évacuée, les travaux de réfection complète de la voie se sont déroulés entre le 10 et le 13 avril. Il s’agissait de poser 700 traverses et environ 100 mètres de rail. Sur la partie de la voie conservée, le rail a dû être meulé pour garantir une parfaite géométrie de la voie. Le passage à niveau a aussi été remis à neuf : signalisation, barrières, platelage et feux. Ces travaux seront suivis d’essais afin de reprendre les circulations le 15 avril.
Ces opérations de relevage et de dégagement des installations endommagées, particulièrement complexes, ont mobilisé 40 agents sur le site.
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