Le bilan comparé des réseaux européens sévère pour le rail français
L’Autorité de régulation des transports, l’ART, a comparé la situation et l’évolution des marchés ferroviaires d’un panel de pays européens, d’après des données de l’année 2024, collectées auprès du groupement des régulateurs européens du transport ferroviaire, l’IRGRail, dont elle fait partie.
Cette observation permet de dégager plusieurs tendances structurelles de marchés.
L’infrastructure ferroviaire européenne a peu évolué depuis 2019 dans son ensemble. En effet, s’il a enregistré la construction de nouvelles lignes en Espagne, il a aussi souffert de la fermeture des lignes les plus âgées principalement en France.
Le déploiement du système européen de gestion du trafic (ERTMS) progresse lentement. Il n’équipait en 2024 que 9 % du réseau, avec seulement quelques avancements notables en Belgique ou en Espagne. Depuis 2018, il stagne en France qui a pourtant connu l’une des plus fortes croissances du trafic (+6 % en 2024).
Les péages ferroviaires sont plus chers en France. Pour le fret et les voyageurs, ils ont globalement moins évolué que l’inflation depuis 2019, notamment pour ce qui est des services librement organisés en Allemagne, Italie et Espagne. Cette baisse a accentué l’écart avec les péages appliqués aux trains en France. Pour les usagers français, ils représentent 3,9 centimes/km contre 2 centimes en Italie, 2,7 centimes en Espagne et 2,8 centim
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Publié le 09/06/2026 - Sylvie Andreau
Publié le 09/06/2026 - Sylvie Andreau