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03 Mar 2017

Mobilité , Vélo

Dossiers > Vélo. La France doit passer à la vitesse supérieure

Vélo. La France doit passer à la vitesse supérieure

Malgré ses retombées positives, tant en termes d’emplois, de climat ou de santé publique, le vélo reste le parent pauvre des politiques de transports. Les budgets alloués par les collectivités ont augmenté mais l’Etat reste très en retrait. Les élections à venir pourront-elles changer la donne ?

Il connaît un nouvel essor depuis les années 2000, notamment grâce à la poussée des vélos en libre service. Pourtant, le vélo peine encore à devenir un mode de déplacement à part entière. Seuls 5 % des Français l’utilisent quotidiennement. Le Plan d’action mobilités actives (Pama) du ministère des Transports annoncé en mars 2014 autour de 25 actions devrait renforcer la dynamique. Quelques mesures emblématiques ont été arrêtées. Par exemple la généralisation du double-sens cyclable dans toutes les rues à 30 km/h ou le versement d’indemnités kilométriques aux salariés se rendant au travail à vélo effectif depuis un an. Mais il faudra encore des années avant qu’elles portent leurs fruits.
De plus, la plupart des mesures de ce plan restent insuffisantes aux yeux des associations spécialistes de la petite reine. « Force est de constater que le vélo est toujours le parent pauvre des politiques publiques, et ce malgré les innombrables retombées qu’il offre, confirmées par des études sérieuses : santé publique, redynamisation des villes moyennes, réduction des émissions de gaz à effet de serre, réduction du bruit », constate ainsi le président de la Fub, Olivier Schneider.
Les prochaines élections sont l’occasion pour tous les acteurs acquis à la cause du vélo, moyen de déplacement décarbonné, bon pour la santé et l’économie, de demander des gages aux candidats. Ainsi, a-t-on pu voir coup sur coup le mois dernier, le réseau des départements et régions cyclables (DRC) puis le Club des villes et territoires cyclables (CVTC) donner de la voix. Le premier en brandissant 200 signatures sur une déclaration « Les territoires à vélo » et en questionnant « Vous président-e, êtes-vous à leurs côtés ? ». Le second, avec le slogan « Votez vélo ! » en proposant aux candidats 40 mesures pour « accélérer le changement ! » durant les cinq prochaines années.
« En France, le schéma national des véloroutes et voies vertes concerne toutes les régions, 96 départements, plus de 1 000 intercommunalités et 5 523 communes, détaille le réseau des DRC. Composé de 13 000 km aujourd’hui, les territoires sont mobilisés pour le compléter de 8 000 km supplémentaires d’ici 2030. » Seul manque à l’appel l’Etat. Signataire de la charte, Louis Nègre, président du Gart, précise que « les actions ambitieuses en faveur du vélo menées par les AO doivent être accompagnées par des initiatives plus larges destinées à mieux relier les territoires entre eux ».
Concrètement la déclaration propose quatre axes de travail : aménager le maillage cyclable reliant les territoires entre eux et adopter une planification favorable à la réalisation d’un réseau national ; « faire du vélo un outil de mobilité à part entière, une réponse au défi climatique » ; faire de la France la première destination mondiale pour le tourisme à vélo ; enfin, fédérer les acteurs nationaux pour porter la France au rang des grandes nations cyclables.
Le CVTC, fort de ses 1 500 membres va dans le même sens. Dans le projet qu’il a adopté, un thème pourrait plus particulièrement faire mouche : le vélo comme remède anticrise. Ses retombées économiques représentent déjà 4,5 milliards d’euros en France. Et le vélo crée de l’emploi… « Il y a une question cruciale, c’est le vélo et l’emploi, rappelle Pierre Serne, le président du Club. L’emploi dont on peut penser qu’il sera au cœur des promesses des candidats. »
Actuellement, le vélo, c’est 35 000 emplois directs en France, et augmenter sa part modale, c’est augmenter le nombre d’emplois. « La capacité d’entraînement de l’économie locale du vélo sur le tissu économique local est considérable », poursuit-il. Le Club a ainsi calculé que 160 000 vélos à la location, dont 40 000 vélos à assistance électrique (VAE), créent plus 1 000 emplois.
Par ailleurs, la troisième édition de l’Observatoire des mobilités actives 2015-2016 témoigne d’une montée en puissance des politiques vélo dans les collectivités locales (voir page précédente). Avec, notamment, un budget alloué en forte hausse depuis trois ans : il est passé de 5,80 euros par habitant et par an à 7,70 euros. « On est très encouragés par les résultats de l’enquête, qui nous donnent des arguments forts pour continuer à progresser, commente l’élu francilien EELV. Mais l’Etat doit montrer qu’il va dans le même sens en prenant en compte le vélo dans toutes les politiques sectorielles et en mettant en place des mécanismes incitatifs. »
Le Club réclame une stratégie nationale. Il souhaiterait notamment un appel à projet national dédié aux mobilités actives et propose « d’affecter 10 % du budget des routes nationales et autoroutes au maillage vélo ». Gilles Pérole, vice-président du Club et maire adjoint de Mouans-Sartoux dans les Alpes-Maritimes, rappelant qu’à l’heure « des arbitrages financiers difficiles, les politiques vélo sont économes en surface et en coût et produisent rapidement des effets ».
Parmi les mesures phares, souhaitées par le Club, la généralisation de l’indemnité kilométrique vélo (IKV), mesure instaurée par décret il y a un an, qui consiste à rembourser 25 centimes par kilomètre au salarié qui se rend au travail en petite reine. Avec trois souhaits : qu’elle s’applique aussi à la fonction publique, qu’elle devienne obligatoire pour les entreprises et non facultative, que son plafond annuel défiscalisé soit porté de 200 à 385 euros. La Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut) appuie d’ailleurs cette demande. Elle souhaite que l’IKV qui a été « votée a minima », soit réformée « pour encourager les comportements vertueux », notamment en rendant son versement par l’employeur obligatoire.
Enfin, le CVTC se réjouit d’une bonne nouvelle : la mise en place d’une aide à l’achat d’un VAE de 200 euros. Il s’était insurgé en décembre après les annonces de Ségolène Royal suite au pic de pollution. La ministre annonçait en effet une prime de 1 000 euros pour l’achat d’un scooter électrique, mais rien pour le vélo électrique. L’erreur vient donc d’être réparée. Le décret paru au JO du 18 février prévoit un bonus de 20 % du prix d’achat dans la limite de 200 euros.
C’est une mesure populaire, réclamée par 16 % des Français quand on leur demande quelle incitation à utiliser davantage le vélo selon l’enquête 2016 du commissariat général au développement durable. Juste derrière des pistes plus nombreuses et plus sécurisées (25 %). Malheureusement, la même enquête révèle une statistique plus affligeante : ils sont 38 % à déclarer ne pas avoir de volonté ou de possibilité d’utiliser davantage le vélo pour leurs déplacements…
Cécile NANGERONI

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Retrouvez l’article Vélo. La France doit passer à la vitesse supérieure dans le magazine VR&T n°597

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