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05 Fév 2019

Dossiers > Recherche diplômés (presque) désespérément

Recherche diplômés (presque) désespérément

Chaque année, le secteur des transports recrute – non sans difficultés – des milliers de personnes, pour tous types de postes, du moins qualifié au plus pointu. Pour attirer les nouveaux talents, la profession mise sur la diversité de ses métiers qui se transforment de plus en plus sous l’influence de la digitalisation.

 

Cherche jeunes diplômés ! Ce pourrait être le mot d’ordre repris par de nombreuses entreprises de transport, tant les besoins en main-d’œuvre sont importants dans le secteur. D’ici à 2026, le transport urbain devrait recruter 13 000 personnes sans compter les besoins de la RATP, selon l’Union des Transports Publics. Le seul groupe RATP s’apprête à embaucher cette année près de 4 100 personnes en France (après 4 800 recrutements réalisés en 2018), tandis que la SNCF s’attend à en recruter 4 000 (11 000 pour l’ensemble du groupe). Quant à la Société du Grand Paris (SGP), elle va doubler cette année son effectif de 200 personnes, avant de le tripler l’an prochain : ingénieurs, project managers, etc., dont le recrutement va peser sur le marché déjà très tendu des hyper-diplômés.

Conducteurs, contrôleurs, horairistes, mécaniciens, responsables d’exploitation, ingénieurs, agents commerciaux et marketing, logisticiens, manutentionnaires… Les profils demandés par l’ensemble du secteur des transports sont divers (allant de peu qualifiés à Bac +5, voire plus) et les métiers proposés sont également variés, nombreux et souvent méconnus. Même sans diplôme, un jeune (ou un moins jeune) peut tenter sa chance…

L’essentiel des besoins (plus de 60 %) concerne des conducteurs, rappelle l’UTP. Pour ces fonctions, il existe deux formations majeures : le titre professionnel d’agent commercial et de conduite du transport routier urbain de voyageurs et le CAP agent d’accueil et de conduite routière-transport de voyageurs.

« Le transport urbain et le transport ferroviaire connaissent des problématiques assez identiques. Dans ces deux secteurs, certains métiers sont sous tension, tout particulièrement la conduite, la maintenance et la signalisation. Par ailleurs, les taux de féminisation y sont faibles : on compte 80 % d’hommes et 20 % de femmes en moyenne », souligne Soazic Sarazain, la directrice des Affaires sociales de l’UTP. « Par ailleurs, ces métiers sont en train de connaître une très forte digitalisation. C’est le cas aujourd’hui, mais cela le sera encore plus dans les dix ou 20 prochaines années », ajoute-t-elle. D’où la nécessité d’attirer aussi des diplômés spécialistes de la data, issus notamment d’écoles d’ingénieurs. Or, les transports ne sont pas forcément le secteur vers lequel ils se tournent spontanément quand ils cherchent un emploi.

Pour attirer des candidats, la profession a pris conscience qu’il lui fallait faire connaître les métiers du transport, les valoriser, et communiquer sur les opportunités d’embauche qui s’offrent à tout postulant. « C’est un chantier qui s’ouvre dans le ferroviaire, suite à l’étude de Kyulab, un cabinet mandaté par la commission paritaire de l’emploi dans la branche ferroviaire. Cette étude fait apparaître un défaut d’uniformisation des formations et la nécessité d’y travailler au niveau des certificats et des qualifications professionnelles », souligne encore Soazic Sarazain.

Faute de trouver suffisamment de candidats qualifiés, notamment pour la conduite ou d’autres fonctions très techniques comme horairiste par exemple, les employeurs se chargent souvent d’apprendre eux-mêmes le métier à leurs nouveaux embauchés. De fortes sommes sont ainsi dépensées en formation interne : dans le ferroviaire, les entreprises y consacrent plus de 7 % de la masse salariale selon l’UTP.

Avec l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire, la profession a intérêt à s’organiser pour que les diplômes soient reconnus par tous. Une cartographie des métiers devrait ainsi voir le jour lorsque le chapitre sur les classifications et les rémunérations sera finalisé, dans le cadre des négociations qui se tiennent actuellement pour bâtir la future convention collective ferroviaire.

Par ailleurs, la marque Futur en Train a été lancée l’année dernière par les entreprises ferroviaires pour développer et promouvoir la formation et les métiers. « Nous cherchons à avoir plus d’impact et de visibilité. Nous allons notamment multiplier les actions de promotions dans les salons étudiants », indique Nadia Mouri, chargée de mission de Futur en Train. Cette année, un site Internet va être lancé pour présenter les métiers et les formations à coloration ferroviaire. En espérant que le message suivant passe : les transports représentent en France un secteur particulièrement dynamique en matière de recrutement avec des conditions d’emploi intéressantes, que ce soit pour la diversité des postes, la mobilité professionnelle ou la transformation des métiers avec les nouvelles technologies.

Marie-Hélène Poingt

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